Joséphine Bacon

Biographie :

Poète, réalisatrice, documentariste, parolière, traductrice, conteuse et enseignante Innu-Aimun, Joséphine Bacon est une innue originaire de Pessamit.

Elle est une auteure phare du Québec de renommée internationale et une grande ambassadrice de la culture des Premières Nations au Québec et à l’étranger.

Très engagée sur la scène littéraire et artistique autochtone, elle inspire aux jeunes générations la fierté d’être autochtone et la volonté de défendre leur langue et leur culture.

Traductrice-interprète et enseignante depuis 40 ans de l’innu-aimun (la langue innue).

Joséphine Bacon a voué sa vie à l’écoute et à la transmission du savoir des aînés.

Elle écrit en parcourant les kilomètres de sa mémoire où sont enregistrés les récits des ancêtres à qui elle servait d’interprète.

En enrichissant la littérature d’œuvres écrites en innue et transposées en français, elle signe une nouvelle page de la poésie québécoise tout en contribuant à pérenniser la langue innue.

Publications :

  • BÂTONS À MESSAGES – Tshissinuatshitakana (2009)
    • Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal 2010
  • NOUS SOMMES TOUS DES SAUVAGES – (2011), coécrit avec José Acquelin
  • UN THÉ DANS LA TOUNDRA – (2013)
    • Finaliste du Prix du gouverneur général et du Grand prix du livre de Montréal 2014
  • UIESH QUELQUE PART – (2018)
    • Prix des Libraires du Québec 2019, catégorie poésie 
    • Prix littéraire des enseignants de français 2019, catégorie poésie
  • NIN AUASS – MOI L’ENFANT– (2021) Anthologie de poèmes récoltés par Joséphine Bacon et la poète Laure Morali. Pour ce recueil, elles ont fait le tour des dix communautés innues du Québec, pendant quatre ans et ont rencontré plus d’un millier d’enfants et de jeunes qu’elles ont accompagnés dans l’écriture.
  • KAU MINUAT- UNE FOIS DE PLUS – (2023) Son plus récent recueil, aborde le vieillissement, le territoire Nutshimit et la guérison, au fil de poèmes en innu-aimun et en français.

Elle a également collaboré aux ouvrages suivants :

  • FEMMES RAPAILLÉES, Mémoire d’encrier, 2016.
  • BONJOUR VOISINE, Mémoire d’encrier, 2013.
  • LES BRUITS DU MONDE, Mémoire d’encrier, 2012.
  • AIMITITAU! PARLONS-NOUS!, Mémoire d’encrier, 2008 ; réédité en format poche, 2017.

Joséphine Bacon a aussi collaboré comme scénariste, réalisatrice, traductrice ou narratrice à de nombreux documentaires et courts métrages, dont ceux du cinéaste Arthur Lamothe.

Elle a d’ailleurs participé à plusieurs productions pour la télévision, dont les séries Innu-Assi (1999) des productions Manitu, Mikuan et Carcajou (2001) des productions Kwé, Mupu (2006) de Swan Productions, et Carcajou Mikun, Finding Our Talk (2008), une série en ligne sur la langue anishnabe des productions Mushteg Nutaq.

Au Gala Québec Cinéma 2022, elle sera en nomination pour la meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien pour le long métrage « Bootlegger » de Caroline Monnet.

Ses reconnaissances sont nombreuses, voici quelques-unes d’entre elles …

Son ouvrage Un thé dans la toundra/Nipishapui nete mushuat a été finaliste au Prix du Gouverneur général et au Grand Prix du livre de Montréal en 2014 et le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal pour son poème Dessine-moi l’arbre en 2010.

En 2016, l’Université Laval la récompense en lui remettant un doctorat honoris causa en anthropologie.

En 2018, la ville de Montréal la nomme officière de l’Ordre de Montréal et reçoit cette même année le titre de Compagne des arts et des lettres du Québec.

À Paris, le 6 novembre 2019, Joséphine Bacon recevra le Prix Samuel de Champlain décerné par le Cercle des nations américaines France-Amériques.

En décembre 2021, elle est nommée Chevalier des Arts et des Lettres de France.

En juin 2022, elle reçoit L’Ordre national du Québec à titre d’Officière.

Le 8 mai 2023, on annonce qu’elle est la gagnante du prix Molson 2023 du Conseil des arts du Canada dans la catégorie Arts.

Cette même année-là, Joséphine Bacon a été sélectionnée par la section québécoise de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, composée de députés québécois, pour être admise au sein de l’Ordre de la Pléiade au grade de Chevalière.

Le 18 septembre 2025, Joséphine Bacon a été honorée pour ses contributions notables à la littérature et à la culture autochtones au Canada, à titre d’officière de l’Ordre du Canada.

Ses mots à la suite de la réception de ce dernier prix :

« Je l’accepte avec beaucoup d’humilité et d’honneur. Surtout je suis contente pour les miens, parce que quelqu’un des leurs reçoit une reconnaissance pour nous tous. »

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) a rendu hommage à sa contribution au milieu culturel et littéraire québécois ainsi que pour ses efforts de préservation de la langue et des traditions innues en lui remettant un doctorat honoris causa le 26 octobre 2021.

Nommée Sage à l’Université de Montréal depuis 2022, elle joue un rôle de mentor auprès du comité des employés autochtones et le comité Kwe Kwe. Elle appuie aussi l’équipe responsable de la mise en œuvre du plan Place aux Premiers Peuples et siège au Conseil de la gouvernance autochtone de l’Université de Montréal et recevra par la même institution son troisième doctorat honorifique le 22 août 2025.

Tout au long de son engagement, elle agit comme conseillère auprès du recteur pour créer davantage de ponts entre l’établissement et les communautés autochtones par la voie de la sensibilité artistique et culturelle.

Depuis l’automne 2023, elle agit aussi à titre d’Aînée en résidence à l’UQAM.

Joséphine Bacon dit souvent d’elle-même qu’elle n’est pas poète, mais que dans son cœur nomade et généreux, elle parle un langage rempli de poésie où résonne l’écho des anciens qui ont jalonné sa vie.

Découvrir ses écrits, c’est s’ouvrir à une vie de mots.